Projets de l’association Karongasoré

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Article paru dans le magazine “La Sphère" de juillet 2017 - Par Françoise Huser

Francine Meier, Déléguée du groupe des bibliothécaires d’ASF Moselle et Françoise Huser ont eu la visite de Philippe Montoisy, Président de Karongasoré, pour un échange sur les projets visés par l’association. Les amies de la bibliothèque ont préparé un certain nombre de cartons de livres destinés aux élèves, des manuels scolaires mais aussi des livres de littérature de jeunesse, avec trois niveaux de lecteurs : débutants, moyens et confirmés.
Voici quelques projets que notre groupe de Moselle accompagnera :
- à Ouagadougou : une bibliothèque, centre de documentation et de loisirs, sera installée dans un container, qui sera peint avec des chiffres et des lettres.

- Le village de Sien comptant un millier d’habitants (essentiellement cultivateurs ou éleveurs), se situe sur la commune de Toma, chef-lieu de la province du Nayala au nord ouest du pays. La bibliothèque sera construite dans un container aménagé de 20 pieds, placé sur le terrain de l’école primaire.
Ce projet, initié en novembre 2016, devrait être effectif à la rentrée d’octobre 2017.

Le projet d’école mobile dans des containers aménagés
Pour faire face au coût élevé de la construction, aux systèmes souvent précaires mis en place pour la location des établissements scolaires, et afin de répondre à un besoin évident de mobilité des élèves, l’association Karongasoré lance, au Burkina Faso, le projet de l’école-container.
Une école mobile et modulable, aménagée en véritables bâtiments, répondant aux normes en vigueur (surface, électricité, sanitaires…) est proposée à des élèves habitant des zones où il n’y a pas d’établissement scolaire à proximité.
Avec ce concept, l’école se déplace donc au plus près des élèves, évitant à certains des trajets quotidiens très longs. L’agrandissement de l’établissement est facilité par rapport aux constructions en dur.

L’objectif
Favoriser l’accès à l’éducation pour tous, permettre l’alphabétisation à tous ceux qui le veulent où qu’ils soient. Éviter aux élèves des trajets quotidiens longs et épuisants.
Comme dans l’école pilote située à Ouagadougou, l’objectif est de fournir aux élèves et aux enseignants, outre des classes, une cantine prônant l’importance d’une alimentation équilibrée, des sanitaires pour garçons et pour filles, une bibliothèque, une salle informatique et un bâtiment administratif.

La cible
Tous les élèves en âge d’aller à l’école, des primaires au lycée.
Mais ce projet a aussi pour but de s’adapter à tout type de profil. En plus des enfants en âge de scolarisation, il permet de proposer, en cours du soir, l’alphabétisation en milieu rural aux adultes ou aux personnes déscolarisées.

Le projet de construction et d’ouverture d’une école des Beaux-Arts à Yagma
L’objet du projet, mené à l’initiative du peintre Burkinabé, Ako Wilson, est de proposer aux élèves, intéressés par les métiers d’art, de recevoir, en 3 ans, une formation qualifiante dans ces domaines. Ce genre d’enseignement n’existe pas dans la région.
Principaux enseignements : le dessin d’art, l’histoire de l’art, l’art plastique sur tissu, la sérigraphie, les mathématiques dans l’art et le français.
Les élèves visés sont essentiellement des enfants âgés d’une dizaine d’années ayant un niveau scolaire potentiel allant de la 6e à la 4e.
La population et le maire de la commune de Yagma sont motivés car un tel projet comblera un manque dans le système de formation burkinabé et permettra ainsi de développer les chances de débouchés professionnels porteurs aux élèves qui auront suivi cet enseignement.
Les objectifs d’effectifs sont estimés à 25 élèves par classe, soit 75 élèves pour les trois classes.
Ako Wilson, de son vrai nom Abdoul Karim Ouédraogo, est né en 1976 à Ouahigouya, au Burkina Faso. A 40 ans, cet artiste est l’auteur d’une œuvre prolifique utilisant des matériaux variés (huile, acrylique, sable, café…) dans des créations aux styles divers, parfois proches de la BD, ou plus abstraits.